HONORABLE FIFI MASUKA : LA FORCE DE LA DEVOTION MARIALE

Elue de la ville de Lubumbashi, l’honorable Fifi Masuka est députée nationale. En soi elle n’a rien d’extraordinaire, mais elle possède quelque chose d’exceptionnel: sa dévotion passionnée pour la Vierge Marie. Elle n’en fait pas une affaire privée, qu’il faut cacher, comme font certains politiciens congolais. Elle la manifeste discrètement, mais de façon héroïque. Dans cet élan, elle finance généreusement la construction de grottes mariales dans certaines paroisses de l’Archidiocèse de Lubumbashi et dans d’autres diocèses comme Kilwa-Kasenga. Loin d’être une propagande de quelque nature, politique en l’occurrence, cette passion pour présenter la Vierge Marie au peuple est un apostolat merveilleux qui polarise ses activités extraparlementaires et caractérise son itinéraire politique. Grâce à cet apostolat, elle contribue à faire connaître, à plusieurs personnes, la dévotion à la Mère du Sauveur et les nombreux bienfaits qu’elle procure aux âmes qui se confient à elle. L’Honorable Masuka aide ainsi plusieurs personnes à prier paisiblement devant une grotte mariale, à recourir à la Vierge Mère en toutes circonstances, à aller à Jésus en passant par cette Mère merveilleuse. La politique, selon elle, n’est pas un espace soustrait à la foi chrétienne. Au contraire, c’est une mission, un service au peuple, un lieu du témoignage de la foi. Forte de ses convictions mariologiques, sans surprise, la députée catholique a placé son mandat au Parlement sous l’étendard de la Vierge Marie. En tant qu’élue du peuple, elle entend rendre service et défendre les intérêts de celui-ci en suivant l’exemple de la Vierge Marie ; c’est-à-dire avec humilité, dévouement et abnégation. Elle considère sa présence dans la Chambre basse du Parlement, où elle siège, comme une mission d’intercession en faveur du peuple qui l’a élue, un prolongement de son apostolat marial dont elle est fière. L’engagement marial de l’Honorable Fifi Masuka est un témoignage de foi qui fait la fierté de l’Eglise catholique. Dans la discrétion, mais avec convictions, son parcours démontre qu’il est possible de servir Dieu et son peuple en politique. Oui, il est possible d’être bon ou bonne catholique en politique, de faire de celle-ci une mission d’intercession en faveur des intérêts du peuple, en s’appuyant sur la force de la dévotion à la Vierge Marie.

Un témoin anonyme du Mouvement sacerdotal marial/Lubumbashi


ECHOS DE NOTRE DIASPORA

Katumba Mwanke, vu par un journaliste député

Dans le souci de promouvoir les valeurs, « L’échos de notre diaspora » se fait l’honneur de présenter succinctement un homme sur qui on aurait dû publier tout un livre. Il s’agit de l’Ambassadeur Augustin Katumba Mwanke, un homme de chez nous, un ancien élève de Lube(Kilwa) et d’Imara(Lubumbashi), Député national. Plutôt que de chercher des mots pour le décrire et loin d’oser une apologie, la rédaction de Luapula-Moero n’a trouvé mieux que de publier l’extrait d’un article que lui a consacré, en décembre dernier, le professeur Tryphon Kin-Key Mulumba, Député national lui aussi, patron du célèbre journal kinois le Soft, homme à la plume d’or, à classer parmi les meilleurs chevaliers de la plume de la RD Congo.

Quand politique rime avec discrétion !

L'honorable Augustin Katumba Mwanke Katumba Mwanke allie plusieurs valeurs humaines : clairvoy¬ance, rigueur, nationalisme, réserve, discrétion, fidélité, loyauté, sérieux, humanis¬me, humilité, goût du beau, moralité. Clairvoyant, l’homme traite minu¬tieusement les affaires publiques, qui passent par ses mains, dans un écré¬mage comme le ferait un ingénieur assis dans son laboratoire. Il s’attire les ennuis de ceux qui espèrent filtrer dans les nominations à coups d’influence, de clientélisme ou d’injections financières. Rigoureux, la rudesse du bleu-Jean qu’il arbore et dont il s’était dépouillé pour s’accommoder aux habitudes ves¬timentaires liées aux nouvelles fonctions élevées qu’il occupe, renforçait sa du¬reté. Lorsque les prétentieux se butent contre sa fermeté, ils jonglent avec la rhétorique du dénigrement. Il ne faut pas compter sur lui dans le tripatouil¬lage des dossiers d’une fine délicatesse. Un étranger devenir banquier dans le pays de Mandela n’est pas un Nobel qu’on décerne à un rongeur des coffres forts. Son retour au pays, pour con¬tribuer à son redressement, n’a pas été suivi d’affiches, genre wanted, comme, c’est le cas de plusieurs congolais qui font frémir les cheveux chaque fois qu’ils franchissent leur frontière. Dans sa recherche de l’équité, les abuseurs crient à la rancune. Sur ses épaules repose l’espoir de toute une commu¬nauté. Epris de justice, il n’hésite pas à frapper. Certains racontent que les mandataires démis de leurs fonctions avaient glissé son nom sur la liste de Kassem qui cherchait à se débarrasser des interlocuteurs poilus pour remettre le Congo sous la manipulation internartionale.

Nationaliste, il déteste le confinement tribal. Son parcours semble être tiraillé dans la difficile conciliation entre les appels des proches et l’exigence d’une justice distributive. Certaines associations culturelles, qui voulaient le transformer en simple caisse de résonances des intérêts séparatistes, trouvent en lui un repoussoir dégoûtant alors que ceux qui passent à l’avant-plan de leurs actions, l’intérêt national, le trouvent fascinant. Augustin n’est sincère que lorsqu’il confesse avoir agi pour l’intérêt supérieur de la nation. Réservé, il a gardé jalousement l’exactitude de la mesure. Une denrée précieuse en politique. Puisqu’elle traite des matières sensibles politique marche avec la discrétion. Un simple mot suffit pour agiter toute une nation. Cette qualité lui a valu la confi¬ance de ses supérieurs et la jalousie de ses pairs parmi lesquels se recrutent parfois ses plus grands bousculeurs.

Fidélité et loyauté

C’est ici où il tire le bénéfice de son capital enfoui dans sa réserve. Comme il parle peu, il consacre beaucoup d’efforts à tenir sa promesse, remplir le devoir et concrétiser un projet. Ici vient à son secours un autre atout: la sincérité. Un homme à qui il avait promis assistance ressassait à la sortie de son bureau: « ah, celui-là, c’est un blanc ». On dit de lui qu’il est sérieux. Doté d’une forte personnalité et d’une haute estime de soi, il renvois souvent ses hôtes qui traînent tribut et aumône à l’occasion d’un anniversaire ou d’une fête de fin d’année. Cette attitude gonfle, malheureusement l’effectif de ses enne¬mis qui, affublés, par cette incongruité malencontreuse, parlent de mépris ou d’orgueil.

Humain

Il reste profondément et possède des faiblesses. Malheureusement c’est plus ce qu’il ignore qu’on lui attribue la responsabilité. On fait passer son extrême prudence pour de la méfiance, l’orgueil ou la solitude. Le goût du beau. L’élégance de son bureau de Kinshasa élève l’admiration de tout visiteur vers le sublime. Il avait transformé le gouvernorat du Katanga en un joyau. Pensif, probablement que son pragmatisme se fond dans l’idéalisme traduit par le motif abstrait du tableau perché sur le mur de son bureau. Autour de la moralité, il peut réunir l’unanimité même de ses transfuges les plus farouches. Il semble qu’il fait exception dans sa tribu laquelle (simple humour plaisantin lancé par d’autres tribus) accusé des performances alcooliques. Assidu, calme, tempéré, équilibré, réceptif, hospitalier et respectueux. Il draine toute la noblesse de la culture bemba. Valeur indéniable pour le développement du Katanga et du Congo. Dénigré injustement dans le rapport Kassem dont tout le monde connaît les véritables motivations, c’est plutôt le sketch de Nzembela qui tranche. Mis en face, l’action de l’élite dirigeante et les intérêts internationaux devant le projet économique nationaliste de Mzée Ka¬bila, la scenette dévoile le rapport malaisé entre le Congo et l’ONU. La parole imitée à Mobutu rappelle ses derniers aveux: chaque fois qu’une partie sera en dehors des enjeux, elle parlera du pillage des ressources naturelles de la République Démocratique du Congo. L’humour comme l’a si bien dit Freud dans Les mots d’esprit et leur rapport avec l’inconscient permet de dévoiler la vérité enfouie dans la communauté qui la refoule dans le rire en présence d’une réalité contraignante qu’on n’accepte pas. Et pour reprendre le Roland Bar¬thes de l’Analyse structurale du récit: « les productions culturelles, à l’instar du théâtre populaire ou du récit de vie d’Evelyne, reflètent les pensées collectives ». Tryphon Kin-Kiey Mulumba/Le Soft