BREVES DIOCESAINES

Pluies meurtrières à Kasenga


Les dégats des dernières pluies à Kasenga La saison des pluies est dévastatrice dans la cité de Kasenga et ses environs. Les pluies qui s’abattent dans la région depuis le mois d’octobre sont souvent précédées ou accompagnées de rafales qui emportent les toits de maisons, font écrouler les murs. L’érosion n’est pas en reste. Certaines routes perdent la couche de revêtement et écorchent de grands trous béants qui les rendent impraticables. L’abondance d’eau provoque des inondations dans les champs, particulièrement dans les rizières comme c’est le cas dans la vallée de la rivière Lubi, près de Kasenga. Bien qu’on n’enregistre pas encore la mort d’hommes, de nombreuses pertes de maisons sont à déplorer. Dans la cité de Kasenga, l’église du Tabernacle a vu son toit s’envoler et ses murs s’effondrer. Une chapelle de la paroisse Saint Guillaume de Kabimbi, diocèse de Kilwa-Kasenga, a perdu son toit et sa charpente. Une dizaine de maisons d’habitation à Kasenga se sont écroulées, laissant leurs occupants en plein air, sans assistance. Dans de nombreux villages qui longent la rivière Luapula, limite nature entre la RD Congo et la République zambienne dans cette partie du Katanga, on déplore le même phénomène dévastateur. L’environnement n’est pas épargné. Les orages déracinent de nombreux arbres et arrachent les branches à leur passage. Le trafic sur la rivière Luapula est perturbé. Quelques noyades de pirogues sont déjà enregistrées. A chaque fois qu’un nuage colore le ciel ou que gronde le tonnerre, l’inquiétude envahit les cœurs dans toute la région. Etrangement, la température est au-dessus de la moyenne normale qu’on observe ordinairement dans la région pendant la saison des pluies. L’abondance d’eau qui tombe est loin de faire descendre le mercure, ce qui laisse la population perplexe. Le réchauffement de la planète n’est plus un mythe ici. Il faut dire que notre région est généralement victime de vents violents qui causent parfois de sérieux dégâts dans la cité et dans les villages. Mais cela est observable pendant les mois de juillet et d’août. Que les pluies causent tant de catastrophes étonne plus d’une personne. Décidemment, cette saison des pluies est meurtrière. Sources diocésaines de Kilwa-Kasenga


La construction de notre bateau « Santa Maria » se poursuit


Pour mettre fin aux spectacles fréquents de naufrages, faciliter le déplacement des agents pastoraux pour des sessions de formation et permettre à la population de se déplacer en toute sécurité, le diocèse de Kilwa-Kasenga construit un bateau métallique, depuis mars dernier, avec l’appui des OPM/Rome et des personnes de bonne volonté. C’est un projet pastoral et social de grande envergure tendant à résoudre les problèmes récurrents de transport entre les localités de Kasenga et de Pweto, sur la rivière Luapula et le lac Moero. LE BATEAU SANTA MARIA Ce bateau, dédié à la Mère de Jésus et notre mère, est long de trente mètres, avec une largeur de 5,75 mètres. Il dispose d’au moins 120 places assises, avec une grande capacité de transporter des marchandises. Une cellule médicale est prévue afin de desservir les populations de pêcheurs campant au bord de l’eau et n’ayant pas accès aux soins de santé. Les grands travaux sont presque terminés. Avant de placer le moteur, il y a encore du chemin. Il nous faut notamment fixer les sièges, acquérir les gilets de sauvetage, améliorer la décoration intérieure, installer le système électrique, installer le système d’évacuation d’eau, former l’équipage. Nous confions la réalisation de ces travaux à la Vierge Marie. Sources diocésaines de Kilwa-Kasenga


TROISIEME PAROISSE A KASENGA


La cité de Kasenga a, depuis le 05 août 2011, une troisième paroisse. Il s’agit de Saint Georges. Elle trône fièrement au cœur de la cité, entre les paroisses Sainte Croix/Kaboka, la pro-cathédrale, et Bienheureuse Anuarite/Mwalimu. Son architecture et son allure imposante suscitent l’admiration de tous les passants. Avec son érection, le diocèse rural de Kilwa-Kasenga compte désormais dix-huit paroisses. Les chrétiens du centre de Kasenga n’ont plus qu’à effectuer quelques pas pour aller prier. Le décor et les motifs intérieurs invitent, silencieusement, à l’adoration et à la méditation; tandis que la simplicité des meubles et des peintures murales expriment une douce louange à l’Eternel. L'église saint Georges de Kasenga La nouvelle paroisse a été construite avec la contribution des fidèles de deux paroisses sœurs. Elle a également bénéficié de l’appui financier de Missio Aachen, de l’Archevêché de Cologne et de deux catholiques originaires du diocèse : l’Ambassadeur Augustin Katumba Mwanke et le Gouverneur Moïse Katumbi. L’inauguration a eu lieu le 05 août 2011, en présence de ces derniers et d’une grande assemblée de chrétiens et d’invités venus de plusieurs coins de la RD Congo. Une impressionnante cérémonie de dédicace de cette nouvelle église paroissiale, présidée par Monseigneur Fulgence Muteba, évêque du diocèse, a précédé la messe d’action de grâce. Tout le clergé diocésain n’a pas manqué le rendez-vous. Plusieurs prêtres, des religieux et religieuses venus de certains diocèses du Katanga et de la république zambienne ont honoré Saint Georges de leur présence et de leur soutien spirituel. Cette nouvelle paroisse est confiée à une équipe sacerdotale dynamique composée de trois prêtres. L’abbé Martin Katwishi, économe général diocésain, est curé. Les Abbés Benoît Kilolo, Chancellier du diocèse et Pierre-Damien Kizabi, préfet de l’Institut Kansofwe, sont vicaires paroissiaux. Le missionnaire laïc diocésain(MLD) Gérard Zongwe a été constitué membre de l’équipe pastorale paroissiale. Quelques jours après son érection, Saint Georges fait preuve de beaucoup de dynamisme. Les fidèles, enfants, jeunes et adultes, fréquentent les activités paroissiales avec un enthousiasme remarquable. Le mouvement de jeunes prend de l’envol, tandis que les groupes de piété et les communautés ecclésiales vivantes de base sont déjà actifs. Les intellectuels de Kasenga et les fonctionnaires de l’Etat ne parlant pas la langue locale ne sont pas en reste. Une eucharistie en français est célébrée pour eux et pour les élèves le samedi après-midi. L’église Saint Georges est dotée d’un grand espace pour la construction future des infrastructures paroissiales. Parmi les défis à relever figure la consolidation de la foi et de l’engagement des fidèles. A la beauté de l’édifice doit correspondre la beauté de la foi. Une évangélisation en profondeur est ressentie nécessaire pour gagner le plus grand nombre d’habitants de Kasenga au Christ et conduire les fidèles à rendre leur foi davantage mûre et agissante. Dans ce milieu où les croyances traditionnelles et les coutumes sont très influentes, les agents pastoraux ont du pain sur la planche pour former des chrétiens convaincus et convaincants. Il faut, pour cela, redynamiser la catéchèse, annoncer vigoureusement la parole de Dieu en l’actualisant, affiner les stratégies pastorales, redoubler d’efforts pour toucher les cœurs des fidèles et les mettre dans des conditions de se familiariser avec le Christ vivant, préparer soigneusement la réception de sacrements, etc. Le travail est immense. L’équipe pastorale compte sur la grâce de Dieu pour l’accomplir. Abbé Martin KATWISHI, curé.


Bruits de bottes dans le « triangle de la mort »


« Triangle de la mort ». Ainsi a été surnommée la région comprise entre Mitwaba, Dubie et Pweto, où le seigneur de guerre Kyungu Mutanda, alias Gédéon, a commis d’horribles crimes contre l’humanité, avant de se rendre aux Forces onusiennes en mai 2006. Au terme de son procès à la cour d’ordre militaire de Lubumbashi, Gédéon a été condamné à la peine capitale. Mais depuis quelques mois, à la surprise générale, il s’est évadé de la prison de la Kasapa à Lubumbashi. Alors que les conditions de son évasion spectaculaire de la prison de la Kasapa sont loin d’être élucidées, des hommes armés se réclamant de lui ont été aperçus aux alentours de certains villages du territoire de Mitwaba. Le Seigneur de guerre Gedéon Mutanga Selon les témoignages dignes de confiance, il y a quelques semaines, trois de ces hommes ont fait irruption à Mubidi, village situé à près de 35 kilomètres de la cité de Mitwaba. Ils ont rassemblé de force tous les villageois et ont tenu un meeting. Ils prétendent, cette fois, « libérer le Katanga », « au cas où Joseph Kabila perdait les élections » ont-ils prétendu. Informées, les autorités de Mitwaba ont envoyé une expédition militaire. Un échange de coups de feu a eu lieu dans le village Mubidi. Trois militaires de l’armée régulière ont été blessés. Ils ont été transférés à Shamwana pour des soins appropriés. Le nombre de victimes civiles n’est pas connu, mais certains témoins attestent qu’il y a eu bel et bien mort d’hommes. La panique a gagné tous les habitants de Mubidi et des villages environnants. Ils ont fui à Kabola, tout près de Kasongo-Mwana. Ils manquent un peu de tout et n’ont aucune assistance humanitaire. Le gisement minier d’exploitation artisanale de la cassitérite à Kansowe, à 25 kilomètres de Mitwaba, a quant à lui interrompu ses activités. Tous les creuseurs artisanaux ont pris la fuite et se sont réfugiés à Mitwaba et ailleurs. La présence militaire a été renforcée. La peur et la nervosité sont perceptibles. Les déplacés se comptent par milliers autant à Mitwaba qu’à Kabola, sans assistance humanitaire. Les pluies abondantes qui s’abattent dans la région, en cette saison, s’ajoutent à leurs malheurs. On craint des épidémies à tout moment. Les disciples de Gedéon Mutanga Le calme semble revenir peu à peu à Mubidi et dans les villages environnants, mais les déplacés hésitent encore pour rentrer dans leurs villages. Les souvenirs du cauchemar de Gédéon sont encore frais à leur mémoire. Ils ne veulent pas du tout revivre les affres des années 2005-2006. Kansowe reprend timidement ses activités d’exploitation minière artisanale. Mais tant que les hommes en armes ne partiront pas, l’inquiétude de la population demeurera. Sources diocésaines de Kilwa-Kasenga


KASENGA : SAINT GEORGES NEGOCIE SON DERNIER VIRAGE


L'église saint Georges de Kasenga Mille deux cents places assises, deux confessionnaux, une sacristie, deux alcôves pour enfants de cœur et lecteurs, l’église Saint Georges à Kasenga est entrée dans sa dernière phase de finition. L’édifice religieux trône avec sérénité au cœur de la cité de Kasenga. Sa stature et son architecture recèlent, silencieusement, deux messages. Le premier est l’exaltation du sens de l’élévation vers Dieu. Le mélange d’art gothique avec l’art nègre, sur un fond de modestie rappelle la finitude de l’homme, qui doit s’ouvrir à la grandeur de Dieu. En effet, le caractère imposant de la bâtisse et la robustesse de ses fondations poussent l’homme à se rendre compte de sa petitesse, l’invitent, par le fait même, à s’ouvrir à la grandeur de la majesté de Dieu. L’homme est convié à grandir dans la foi, à s’élever vers l’Eternel, humblement, en aspirant aux choses d’en haut. Indirectement, le style architectural de Saint Georges est un appel à lutter contre l’enfermement de l’homme sur lui-même, contre la vanité de l’orgueil humain, la médiocrité dans toute entreprise humaine. Les arcades sur les portes et fenêtres rappellent que lorsque l’homme refuse de s’élever vers Dieu, il tourne en rond, dans la folie. Il s’enferme dans un cercle vicieux, qu’il ne peut briser qu’en s’ouvrant à la puissance du salut qu’offre Jésus-Christ.

Un deuxième message silencieux qu’annonce cet ouvrage imposant est l’expression d’une quête de l’excellence, du beau et de la perfection, dans la modestie et la simplicité. Il suggère que cette recherche doit être menée, assumée, conduite par chacun de nous, tel qu’on est, là où on est, avec ce que l’on a. L’église Saint Georges a été construite par des talents locaux, des gens simples, qui n’attendent que d’être embauchés comme leurs homologues du Nouveau Testament en Matthieu 20,7. La réalisation de cet ouvrage a redonné de la valeur à ces hommes usés par le chômage. Au fond, c’est la recherche de l’excellence qui a animé cette équipe tout au long des travaux. Les hommes de notre équipe de construction ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour offrir à leur Eglise locale et à leur cité de Kasenga quelque chose de meilleur, qui sera légué aux générations futures. Ils ont démontré que l’union dans la diversité fait l’harmonie. A son tour, l’harmonie rend fort et conduit à l’excellence. Les fruits de l’excellence attirent tout homme vers Dieu.

Au-delà des apparences, qui forcent naturellement l’admiration, l’église Saint Georges n’en est pas moins qu’une église des pauvres. Il ne s’agit pas, cependant, des pauvres inactifs, mais bien des pauvres déterminés à rompre les chaînes de la pauvreté. La solidité des colonnes et la noblesse de leur décor dans la nef symbolisent un peuple debout devant Dieu, déterminé à triompher de la pauvreté. La hauteur du plafond, dans la partie centrale, signifie que la victoire sur la pauvreté passe par l’élévation vers Dieu, que chacun doit s’efforcer de réaliser pendant toute sa vie. Plus précisément, c’est un combat à mener dans la solidarité, en restant enraciné dans la foi et dans la culture. Les liens entre les colonnes reflètent, justement, cette solidarité indispensable pour sortir de la pauvreté et qui a permis de réunir tous les moyens pour construire cette église. En juillet prochain, l’église Saint Georges sera inaugurée, solennellement. Notre diocèse comptera, dès lors, 18 paroisses.

Abbé Benoît KILOLO

Secrétaire-Chancelier

Diocèse de Kilwa-Kasenga


LES PETITS BAPTISTINS DE KASENGA ONT LEUR BATIMENT


L'école primaire des soeurs baptistines à Kasenga Après une année d’incertitudes, les élèves de l’école primaire Saint Jean-Baptiste à Kasenga, affectueusement appelés « les petits baptistins », ont désormais leur bâtiment. Celui-ci comprend deux classes de maternelle, entièrement équipées. Ce bâtiment, jouxté à une toilette et une douche, a été construit grâce aux dons de personnes de bonne volonté. Les quarante-trois enfants inscrits cette année, dont vingt-et-un garçons et vingt-deux filles, étudient dans des conditions qui n’ont rien à envier aux écoles de la ville. Chaque élève a sa chaise et sa table. L’aire des jeux est spacieuse. L’école primaire Saint Jean-Baptiste est dirigée par les membres de l’Institut séculier du même nom, en mission d’évangélisation à Kasenga. Elle reçoit les enfants de la cité extra-coutumière de Kasenga et leur donne une éducation de grande qualité, dans des conditions modestes. Le programme scolaire accorde une place de choix à la créativité des enfants et à l’éveil religieux. Il est fantastique de voir à quel point ces jeunes élèves acquièrent les connaissances et maîtrisent leurs leçons. Deux jeunes maitresses très dévouées, accompagnées par les baptistines, s’occupent de leur encadrement. Dès lors, on ressent le besoin de commencer dès à présent le cycle complet du primaire. Pour cela, il faut construire d’autres bâtiments. C’est un défi de taille qu’il faut vite relever. L’école éprouve encore beaucoup de difficultés. Elle manque, entre autres, les jouets, les manuels pédagogiques et les matériels didactiques. Toutefois, grâce à la solidarité des enfants catholiques, l’Œuvre Pontificale de la Sainte Enfance a accepté d’acheter les manuels et les matériels didactiques. Les parents et les éducatrices remercient vivement la Sainte Enfance et la Nonciature apostolique pour leur soutien. Il est merveilleux de s’occuper de si jeunes enfants, que le hasard de la vie ne favorise pas au plan économique, mais qui ne cachent pas leur soif d’étudier et leur passion pour le savoir. Ces enfants rayonnent d’une humanité innocente, bouleversante parfois. Le projet de l’Institut séculier Saint Jean-Baptiste est de les accompagner efficacement, de leur inculquer les valeurs chrétiennes, d’en faire des hommes et des femmes responsables et compétents, de les rendre compétitifs dans la société d’aujourd’hui. Plaise à Dieu que ce rêve se réalise.

Sœur Dorothée NSIMBA - Institut séculier Saint Jean-Baptiste/Kasenga


CHEMCHEM FM : UNE RADIO CATHOLIQUE A LUBUMBASHI


L’univers médiatique de Lubumbashi est bondé de radios, télévisions, quelques journaux, Internet avec Face book, Twiter, etc. A part deux radios privées appartenant à des ecclésiastiques, l’Eglise catholique, comme telle, était absente de ce monde jusqu’il y a peu. Les catholiques de Lubumbashi et ses environs avaient marre de cette absence dans les médias. Ils ne cachaient pas leur impatience. Leur cri a été entendu par les Evêques du Katanga. Chemchem FM, émettant à Lubumbashi, sur 87.5 Mégahertz est leur radio. Forts des enjeux que représentent aujourd’hui les médias, les Evêques de la province du Katanga ont acquis cette radio grâce à la solidarité avec les chrétiens des Etats Unis d’Amérique. Cette acquisition fait partie d’un plan provincial de la pastorale des médias. C’est un premier pas. Il est envisagé d’acquérir une télévision, catholique elle aussi et pour les catholiques. Chemchem FM est une radio communautaire catholique, au sens juridique du terme, pour les catholiques. Il est prévu qu’elle coordonne le réseau des radios diocésaines du Katanga, avec une ouverture sur d’autres radios catholiques et communautaires de la RD Congo. C’est un outil d’évangélisation, d’information et de formation. Face à la concurrence des autres radios de Lubumbashi, Chemchem se veut compétitive, proactive, anticipative et accompagnatrice des communautés de base. Elle veut être différente et faire la différence par la qualité de ses émissions et le contenu de son programme. Par de là la mission d’informer et de former les populations, elle a l’ambition de les faire réfléchir, les instruire, les questionner, les encourager, les accompagner, les interroger et, pourquoi pas, les bouleverser parfois. Elle propose déjà un divertissement sain, édifiant, qui entraîne les auditeurs dans la méditation, l’ouverture à l’Eternel. Elle diffusera bientôt les informations des huit diocèses du Katanga, des communautés paroissiales et des groupes de foi de Lubumbashi, Kipushi, Kolwezi, Manono, Kongolo, Kilwa, Kamina, Kalemie, etc. L’appellation Chemchem n’a rien de hasard. Elle indique la vocation de ce média : conduire à Jésus par les ondes. Chemchem, en langue sawhili, désigne la fontaine, la source. Cette appellation est allégorique. Elle indique la Fontaine intarissable, Jésus-Christ, source du salut (He 5,9), de la vie (Cfr Ps 36,10), de l’amour, de la joie et du bonheur. Sans cette source intarissable, il n’y a ni lumière, ni soleil, ni étoile, etc. Ce nom est donc un projet, une mission à accomplir, un contrat avec la société, avec l’Eglise à savoir : conduire au Christ, source du salut. Alors, peuple, dans l’allégresse, venez puiser de l’eau aux sources du salut (Cfr Is 12,3).

Sr Brigitte SENGA, FMM

Lubumbashi